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19 mai 2006

B ) Contributions des partenaires; b) M.Clouin

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B) Contributions des partenaires

b) Michel Clouin, département prospective du CNFPT[1]

Cette analyse est ciblée au travers des deux problématiques suivantes :

- celle de la posture organisationnelle du directeur de communication et de son service vis-à-vis des autres acteurs en termes de gestion de l'information

- celle des compétences, des métiers et de la formation

 

1) Au plan de la situation du Dir.Comm. et de son service

 

a) Il faut noter que ne disposant pas des organigrammes supposés fournis, il est difficile d'apprécier l'organisation d'un service communication et donc la délimitation de son champ de compétences en regard des autres services de la collectivité. Notons toutefois que le DSI (directeur des Systèmes d'Information) et son service est, sans surprise, un interlocuteur privilégié. Par ailleurs la répartition des compétences entre services sur le champ "technique" de la veille et des outils semble, en général, peu définie.

b) Si l'on considère que dans 77% des cas, lui ou ses collaborateurs ne consacre que 30% de son temps à la "communication numérique" et que par ailleurs, eux ou leur service sont majoritairement mobilisés sur les aspects de « promotion » et « d’information » on peut en déduire :

- que les services de communication sont encore sur le registre de la communication institutionnelle posée en terme "d'image"

- que les aspects de la "collecte/structuration" de l'information à mettre en ligne, comme celui du "service" voire de la e-administration sont encore en phase de gestation qu'en au "qui fait quoi ?". Ceci est vérifié au travers du peu d'implication des services communication sur le domaine de la gestion de la communication interne et des intranets pour lesquels le Dir.Comm. et son service ne sont impliqués que dans 20% des cas.

c) Une vision encore "productiviste" des TIC plus que "service". A l'image que renvoyait, il y a encore quelques années, l'informatique, le bénéfice tiré des TIC est essentiellement vu sous l'aspect efficacité/productivité, les aspects plus stratégiques de travail collaboratif/coopératif et donc de co-construction au service de l'usager/citoyen/administré sont encore peu présents même si, conscient des enjeux 63% d'entre eux se disent concernés par cet aspect et considèrent que c'est un axe d'amélioration de leur site

 

 

2) Recrutement, compétences, métiers et formation

 

a) Sur l'aspect recrutement, le profil "Webmestre" à "géométrie variable" revient à de nombreuses de reprises, même si les missions qui lui sont attribuées relèvent souvent de l'aspect plus "éditorial" ou "gestion de contenu" voire de "coordination/animation" du site. C'est, semble t-il significatif, là encore, d'un périmètre mal défini quant au champ d'action du service communication, entre stratégie de communication, gestion de contenu et gestion de l'outil au plan technique.

b) L'aspect des compétences est bien sûr à corréler avec ce que nous venons d'évoquer. Le "multimédia" dans ce qu'il suppose une stratégie utilisant l'ensemble des supports, renvoie souvent pour les personnes questionnées, à la nécessité pour eux de "maîtriser" la technique pour pouvoir intervenir correctement. Toutefois, certaines réponses abordent de manière pertinente le rôle du "Chef de projet" qui, sans maîtriser la technique, est susceptible à partir d'une culture de base d'organiser et de suivre un projet .Il s'agit là encore, au plan organisationnel du périmètre respectif et du rôle de la direction de la communication par rapport au DSI qui maîtrise la technique et les outils.

c) La question sur "l'externalisation" est l'illustration de cette situation puisque si, et cela semble logique, 96% n'envisage aucune externalisation possible en matière éditoriale, la "gestion technique et la programmation" qui semblent pourtant sans valeur ajoutée, sont un champ de compétences que près de 40% n'envisagent pas d'externaliser

d) Concernant les "métiers" identifiés dans le répertoire publié par le C.N.F.P.T., 63% en ont pris connaissance et dans environ 50% des cas, ils se retrouvent dans le profil décrit ce qui peut sembler normal si l'on considère qu'une "fiche métier" est toujours très "générique" en regard d'un emploi occupé dans une collectivité ou la situation professionnelle tient compte de paramètres très liés au type de collectivité, à sa taille, à l'organisation ainsi qu'à sa culture.

Il est intéressant de noter que, concernant le "Chef de projet multimédia", nouveau métier identifié, son positionnement comme son profil semblent adaptés.

Par ailleurs aucune "carence" en termes de compétences/métiers n'est identifiée, ce qui semble confirmer que le travail à venir en la matière concerne plus une finalisation/fiabilisation des profils qu'une recomposition/restructuration des fiches métiers.

e) Concernant la formation, il se confirme un déficit de positionnement de l'établissement (C.N.F.P.T.) sur les aspects stratégiques ou quant aux compétences plus transversales en matière de communication. Cela se traduit par une offre très positionnée sur les "outils" dont, comme on l'a vu plus haut, la connaissance est nécessaire pour un service communication, mais dont la maîtrise est souvent impossible si l'on en considère la technicité plutôt dédiée aux métiers de l'informatique.

A cet égard la "demande" en termes de formation traduit cette "errance", entre "langage de programmation" et "suivi des évolutions techniques" et " réflexions sur les aspects stratégiques des TIC dans des politiques de communication" …..

Verbatim : "... je ne veux pas devenir technicienne ! Je veux juste que la communication "traditionnelle" puisse évoluer vers les nouvelles habitudes (e-administration par exemple) et qu'on puisse avoir les moyens de la mettre en œuvre" et "surtout pas techniques mais plutôt en temps qu'échanges d'expériences et présentation d'innovation dans les usages".

03:00 Publié dans Etude | Lien permanent | Commentaires (0)